Le scientisme m’inquiète tout autant que les théories du complot les plus farfelues, si ce n’est plus.
Car le scientisme est la nouvelle religion de la majorité de la population et notamment celle de nos dirigeants. Avoir une foi aveugle en une seule et même perception du monde qui nous entoure relève d’une rare prétention.

Même avec la plus avancée des technologies, croire que nous pouvons avec nos cerveaux et technologies d’humains appréhender l’ensemble des mystères de la Vie et de l’Univers témoigne bien de la vanité de l’Homme.

La science est la somme des connaissances à un moment T de l’Histoire.
Elle est par essence en mouvement perpétuel, non figée, constamment remise en question à la lumière des connaissances acquises, des méthodes utilisées pour les acquérir et de l’argumentation utilisée lors de la recherche scientifique.
Certains de nos acquis aujourd’hui prouvés scientifiquement seront caduques dans quelques années ou décennies.

La science expérimentale n’est par ailleurs pas la seule source de savoir fiable sur le monde, loin de là. Une fois de plus, la binarité qui caractérise nos modes de pensée contemporains fait des ravages.
La médecine occidentale a petit à petit délaissé l’expérience clinique, le bon sens, la physiologie, les savoirs traditionnels et la sagesse ancestrale (dont l’humilité) au profit de la sacro-sainte preuve scientifique.

Mais ce qui s’avère être « vrai », être prouvé scientifiquement grâce à une étude randomisée en double aveugle l’était déjà avant cette étude.
De plus, la preuve scientifique n’existe que lorsqu’une étude est financée. Il convient de se renseigner sur les commanditaires de cette étude, sur les raisons de sa commande et de se pencher sur la manière dont elle a été menée et sur les résultats obtenus car ceux-ci sont toujours interprétés (l’interprétation peut-elle être objective ? Vous avez 4 heures).

L’essentiel de mon travail est basé sur des preuves scientifiques (surprise ! ) et les bienfaits des avancées de la science contemporaine ne sont pas une seule seconde remis en question ici.

Je souhaiterais simplement apporter un peu de nuance, chose qui nous fait hélas de plus en plus défaut.

La physiologie est une science. Elle a pour objet l’étude du fonctionnement du Vivant.
La physiologie étudie la manière dont la vie est maintenue dans le corps humain.

Elle est étudiée au début des années d’études de médecine et vite oubliée pour laisser place à l’étude de la pathologie et aux traitements allopathiques.

La médecine moderne s’est spécialisée dans la prise en charge des symptômes par l’allopathie (= médicaments classiques). Le but va être de faire disparaître un symptôme sans forcément se soucier de l’origine de ce symptôme.
La médecine fonctionnelle, la naturopathie, la MTC ou toute autre médecine holistique (= qui considère l’individu dans sa totalité) vise à rétablir la physiologie, à aller travailler sur la cause du symptôme afin qu’il disparaisse de manière pérenne et que la santé soit rétablie.

J’aimerais rappeler que chaque fois qu’un médicament allopathique (pilule, anti-douleur, antihistaminique, antidépresseur… ) est ingéré, qu’un antibiotique est administré, qu’un vaccin est injecté, c’est tout l’équilibre fragile et subtil de notre organisme qui est perturbé.
A chaque fois la physiologie est entravée et une cascade de conséquences en découle.
Il y a les conséquences que nous avons identifiées à l’heure actuelle (effets secondaires répertoriés), il y a les conséquences perçues de manière individuelle mais qui ne seront jamais reconnues (manque de preuves, manque d’études) et il y a toutes les conséquences que nous ne pouvons aujourd’hui percevoir car la technologie dont nous disposons et notre niveau de connaissances ne nous le permettent pas.
C’est ici qu’intervient l’humilité.

Nous ne savons pas encore ce que nous ne savons pas.

Le manque d’humilité face au Vivant est l’un des dysfonctionnements majeurs de notre médecine occidentale contemporaine
Fermer le menu